Burnout : maladie professionnelle ou carence d’estime de soi ?

Le Burnout (par déf de l’OMS) est “un syndrome résultant d’un stress chronique » découlant d’une « exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes ». Il est caractérisé comme un état d’épuisement physique, émotionnel et mental (soit l’ensemble du TNBI). Ce syndrome se caractérise(2) par la « dépersonnalisation » (forme de cynisme),  se traduisant par un désengagement, une indifférence vis-à-vis du travail, et enfin, la perte d’efficacité professionnelle et la dévalorisation de soi.”

Le burn out : maladie professionnelle ou maladie d’amour de soi ?

Le burn out n’est pas considéré comme une maladie professionnelle. D’une part il n’a pas été établi de lien entre le syndrome et un type d’emploi. D’ailleurs on parle aussi, de burn out dans le domaine familial : burnout maternel ou burnout de l’aidant.

Ce serait plutôt le fait d’être confronté-e dans son activité aux demandes d’un tiers constitue un facteur de risque supplémentaire. Serait-ce là la source de ce stress chronique « qui n’a pas été géré avec succès » (1).

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur les symptômes du burnout, mais quelles sont les causes premières ? Peut-on dire qu’elles sont liées à des exigences démesurées ou irréalisables. De quel point de vue ? Celui de l’employé qui veut satisfaire et se conformer à des attentes au risque de s’exposer ? Comme celui de la maman qui veut être une très (trop?) bonne maman ? Ou de l’aidant qui s’oublie dans son dévouement ? Pourquoi irait-on si loin dans l’épuisement si ce n’était poussé par une puissante motivation ? Laquelle plus que l’amour ?

Signes de considération. Compliments. Honneurs et encouragements. Manifestations d’amitié ou de désir… Gratifications. C’est plaisant bien-sûr, mais que se passe-t-il lorsque les autres ne sont pas démonstratifs ou préoccupés, ou que notre chemin est très singulier ?

Travail, famille… Avez-vous l’impression de chercher tous les jours des preuves d’amour ?

Le sentiment d’insignifiance, d’insuffisance est une émotion qui naît de la perception du vide, celle du regard de l’autre, de son innattention. On peut le constater dans sa famille ou dans ses attentes professionnelles : lorsque nous éprouvons un manque de reconnaissance la souffrance est à la mesure de ce vide… intérieur.

Honnêtement, n’est-ce pas le manque de confiance en soi qui vous presse d’obtenir un signe de considération ? Quitte à chercher l’attention des autres là où il est possible de la rencontrer, en entrant dans leurs vues. Quitte à capter l’attention de l’autre comme un enfant vérifie qu’on le regarde, qu’on l’écoute… Quitte à répondre à ces enfantillages -oui au boulot aussi certains adultes font du chantage émotionnel- on ne dit pas non de crainte d’entendre « t’es pas gentil-le, je ne t’aime plus ! » .

Solution au burnout ? l’estime et la confiance en soi ?

Si l’amour donne son sens à notre vie, cela a t-il un sens de courrir après alors que nous en sommes la source ?

Avez-vous besoin que l’autre, les autres, vous donnent de l’amour lorsque vous êtes vous même plein d’amour ? Reconnaissant pour vous même de ce dont vous êtes capables ; plein de fierté et d’estime pour l’enfant que vous avez été, qui se dépasse encore chaque jour, cet être qui oeuvre à s’accomplir et dont vous êtes souvent le seul témoin. N’attendez pas de réponses de l’extérieur. Faites un saut de conscience, contemplez-vous avec considération, compliments, honneurs et gratification.

Plus jamais victime du burnout !

Comment faire ? Par l’entrainement, facile et efficace : avec la Méthode SANE , chacun-e peut muscler son estime de soi et sa confiance. Ce qui développe les ressources personnelles pour faire face : changer d’attitude, changer de boulot et pourquoi pas changer le monde ?

Donnez-vous de l’amour et s’il le faut, apprenez à en donner beaucoup, dans la famille, dans votre boulot… faîtes passer beaucoup d’amour, que ça déborde !

Car tous les êtres humains veulent vivre dans l’amour (même ceux qui le cherchent en son envers, mais c’est une autre histoire). Ils aiment ceux qui leur permettent de recevoir des signes d’amour. Vous avez le don d’en donner inconditionnellement, universellement. Perchez-vous un peu : vous avez le don de vivre débordant d’amour.

Retrouvons-nous mercredi à 19h00 pour notre atelier coaching & training neuro-émotionnel

 

(1) onzième révision de la Classification internationale des maladies (ICD-11)

(2) trois dimensions (classiquement mesurées par le questionnaire Maslach Burnout Inventory [MBI]