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L’investissement d’impact qui associe la philanthropie et la finance vise conjointement deux buts : générer un rendement financier et obtenir un impact social ou environnemental positif.

Les Nations Unies ont adopté 17 Objectifs de Développement Durable qui peuvent être utilisés par les entreprises pour démontrer l’impact social et environnemental de leur activité[septembre 2015]. L’investissement d’impact est devenu une référence. Il doit son succès à « sa capacité à répondre à des problématiques sociétales actuelles, mais aussi à son rendement financier très attractif qui dépasse souvent les attentes des investisseurs (c’est le cas de plus de 90% des investissements d’impact selon le GIIN) » 1. Le développement de cette approche est facilité par les exigences actuelles en matière de responsabilité sociétale des entreprises. Toutefois cette forme d’investissement doit viser au-delà de l’investissement socialement responsable. En effet, il ne s’agit plus seulement de prendre en compte des critères sociaux et environnementaux en marge des critères financiers, mais accorder autant d’importance aux impacts sociaux et environnementaux créés par l’activité qu’au rendement financier généré. C’est pour réussir ce double défi  qu’il est nécessaire de soigner le projet de création de valeur.

Optimiser le projet de création de valeur

L’investissement d’impact peut prendre différentes formes. Il peut s’agir d’un fonds investissant dans une entreprise qui fournit de l’énergie solaire à des foyers, écoles et hôpitaux en Inde qui ont un accès très limité à l’électricité, d’un fonds investissant dans l’activité d’un fournisseur de logements abordables, ou encore d’un intermédiaire financier spécialisé dans la prestation de services financiers aux entreprises sociales. Dans tous les cas de figure, l’optimisation du projet de création de valeur commence par une étude de tous les aspects du business model canevas et  une prise en compte de toutes les parties prenantes. Cette analyse de la valeur est enthousiaste mais raisonnable, établie sur des faits vérifiables et, d’autre part sur une approche prospective, faisant la part aux anticipations.

Une concrétisation de l’impact social et environnemental par son évaluation

L’investissement d’impact, pour atteindre son double objectif doit pouvoir déboucher sur l’évaluation de l’impact social ou environnemental généré par l’investissement. C’est en effet au travers d’un reporting dédié, détaillé et convenu en amont que les gestionnaires de fonds vont pouvoir rendre compte aux investisseurs de l’efficacité, sociale ou environnementale, de leur action.

Les investisseurs vont pouvoir être guidés dans leur choix d’investissement d’impact par les critères non financiers pris en compte par les gestionnaires de fonds dans leur politique d’investissement mais également par les performances passées réalisées sur ces critères lors d’investissements précédents. Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, dits « ESG », constituent la référence actuelle des critères non financiers pour les investisseurs[. .

1 Les echos 2018